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La Maîtresse de Brecht de Jacques-Pierre Amette

Commander le Prix Goncourt

 

Le Prix Goncourt 2003

La Maîtresse de Brecht
de Jacques-Pierre Amette

Présentation de l'éditeur
« Brecht viendra vous chercher le soir dans votre loge, vous n'avez qu'à lui ouvrir la porte... Parfois vous devez l'écouter, parfois lui poser quelques questions. Vous savez qu'en face, les Américains c'est la guerre, de nouveau, qu'ils préparent. On veut savoir qui il est. Autant de temps passé en Californie... Il a quitté l'Allemagne depuis si longtemps... Sa place est si importante, sa grandeur spirituelle est-elle au niveau de la tâche que nous lui confions, c'est ce que nous voulons savoir, Maria. »
Dans le Berlin-Est de l'après-guerre, la rencontre de Bertolt Brecht, de retour d'exil, et d'une jeune comédienne, agent de la Stasi. Le fascinant portrait de deux personnages pris en étau dans l'atmosphère saisissante de la guerre froide.

L'auteur vu par l'éditeur
Jacques-Pierre Amette est né en 1943, romancier et auteur dramatique, il est critique littéraire au Point.

La petite histoire du prix...
Mardi 7 octobre dernier, le jury Goncourt avait rendu publique sa deuxième sélection en vue du prix décerné le 3 novembre.

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Le Complexe de Di de Dai Sijie

Commander le Prix Femina

 

Le Prix Femina 2003

Le complexe de Di
de Dai Sijie

Après avoir étudié la psychanalyse pendant dix ans en France, Muo revient dans son pays d’origine, la Chine. Auréolé de son savoir et de sa connaissance de la langue française, il n’en reste pas moins un être pétri de timidité, puceau, dont l’amour unique, l’énigmatique "Volcan de la Vieille Lune", croupit dans les geôles du parti unique. Exerçant son métier de manière frénétique, se délectant des rêves de ses patients comme un gourmet d’une assiette de caviar, Muo décide de tenter de corrompre le juge Di, responsable de l’emprisonnement de sa bien-aimée. Loin de se satisfaire d’un simple bakchich, le juge exige, en échange de sa clémence, une vierge que l’homme de science devra lui servir sur un plateau. Une quête qui mènera ce freudien convaincu aussi loin que le permettra son esprit fantasque.
Après le formidable succès de Balzac et la petite tailleuse chinoise, Dai Sijie est de retour avec un livre atypique mettant en scène un personnage loufoque, attachant, chevalier servant d’une école révolue qui enseigne l’amour total, la galanterie et l’honneur. Penchant sur Muo un regard sans complaisance, il nous conte les efforts désespérés et les aventures farfelues de ce psychiatre décalé, amateur de culture française et de confessions intimes. Le livre vaut alors tout autant pour le destin de son héros, l’humour de situations baroques et insolites, que pour les multiples destins de ceux qui croisent la route de Muo et de son insatiable curiosité. --Hector Chavez

Présentation de l'éditeur
Le personnage principal, Muo, a été frappé par la grâce psychanalytique en France, où il a vécu un long exil. En 2000, il repart pour la Chine à la recherche de Volcan de la Vieille Lune, sa fiancée qui a été emprisonnée des années plus tôt pour avoir divulgué hors de Chine des photographies. Muo fait office de psychanalyste ambulant, et sous l'étendard freudien il progresse difficilement vers son aimée, à travers un pays qu'il reconnaît difficilement.
Les péripéties du « binoclard » occidentalisé Muo, puceau illuminé à la recherche de son amour perdu à travers une Chine métamorphosée, tentant de propager la doctrine freudienne dans des esprits encore marqués de matérialisme maoïste, de féodalisme, de croyances médiévales et de paillardise chinoise (lui qui professe les théories pansexualistes du grand Viennois sans avoir jamais fait l'amour…) prend des allures don quichottesques à la fois surprenantes et comiques. On retrouve ici l'inventivité du premier roman, le don exceptionnel de conteur de Dai Sijie, dans un registre où l'on ne l'attendait pas. La fantaisie débridée, cocasse, farfelue du récit déroute souvent, mais développe un charme absolument singulier.

La petite histoire du prix...
L'auteur, d'origine chinoise, a obtenu sept voix tandis que Philippe Claudel, également en lice, recevait quatre voix pour Les âmes grises chez Stock.

Le jury a décerné le prix Femina du roman étranger à Magda Szabo pour La porte chez Viviane Hamy et le prix Femina de l'essai à Jean Hatzfeld pour Une saison de machettes au Seuil.

 

 

La Porte de Magda Szabo

Femina étranger 2003

 


Le Prix Femina étranger

La porte
de Magda Szabo

Présentation de l'éditeur
" Mes rêves sont des visions absolument identiques qui reviennent inlassablement, je fais toujours le même rêve. Je suis sous le porche de notre immeuble, au pied de l'escalier, derrière la porte cochère au verre armé inexpugnable, renforcée d'une armature de fer, et j'essaie d'ouvrir la serrure. Il y a une ambulance dans la rue, les silhouettes des infirmiers, floues à travers la vitre, sont d'une taille surnaturelle, leurs visages enflés sont entourés d'un halo, comme la lune. La clé tourne. Je m'escrime en vain.

L'auteur vu par l'éditeur
Magda Szabo est née en 1917 en Hongrie. Ses premiers écrits sont publiés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale mais, après 1948, pour des raisons politiques, elle disparaît de la scène littéraire. Lorsque ses livres ressortent en librairie à la fin des années 50, l'accueil est enthousiaste. Depuis, récompenses et traductions à l'étranger se succèdent. Magda Szabo est devenue une figure majeure des lettres hongroises. La Porte paraît en 1987. Le succès est international, en 1992 le livre obtient le Prix Betz Corporation aux États-Unis. Bizarrement, la France ignorait ce chef-d'œuvre. Les éditions Viviane Hamy s'attachent désormais à faire découvrir cet écrivain.

 

Prix Femina de l'essai 2003

Femina de l'essai 2003

 

Dans le nu de la vie de Jean Hatzfeld

Dans le nu de la vie de Jean Hatzfeld

 


Le Prix Femina de l'essai 2003

Une saison de machettes
de Jean Hatzfeld

Présentation de l'éditeur
Après avoir recueilli les récits des rescapés tutsis du génocide rwandais (Dans le nu de la vie. Prix France Culture) Hatzfeld, après de longs séjours sur place, dans la prison où ils étaient enfermés, la plupart déjà jugés, a fait parler les acteurs hutus du génocide, en l’occurrence une bande d’amis originaires de la même région qui, comme ils disent, sont allés « au boulot » ensemble, c’est-à-dire, ont, pendant plusieurs semaines, chaque jour, de la même façon que l’on va cultiver son champ, systématiquement « coupé » leurs « avoisinants », avec la claire idée de faire totalement disparaître les tutsis. Ils se sont confiés à l’auteur de façon complètement libre et directe sans soucis d’atténuer leur responsabilité, avec un naturel stupéfiant, y compris pour Hatzfeld. Jamais aucun « génocidaire » du siècle n’a témoigné de cette façon. C’est ce qui fait d’Une saison de machettes un livre exceptionnel, unique, d’une force sans exemple. On a là, éclairées par les commentaires précis de l’auteur, une sorte de saisie à la base des phénomènes qui conduisent des hommes ordinaires (l’un d’eux dit « bien naturels ») à exterminer de façon atroce et si possible jusqu’au dernier des voisins. Parmi les actes de barbarie, il y a une spécificité du génocide.

Quatrième de couverture
ÉLie : «... Au fond, un homme c'est comme un animal, tu le tranches sur la tête ou sur le cou, il s'abat de soi. Dans les premiers jours, celui qui avait abattu des poulets, et surtout des chèvres, se trouvait avantagé; ça se comprend. Par la suite, tout le monde s'est accoutumé à cette nouvelle activité et a rattrapé son retard... Le boulot nous tirait les bras... ... Personne ne peut avouer l'entière vérité. Sauf à se damner aux yeux des autres. Et ça, c'est trop grave. Mais un petit nombre commencent à raconter des bouts terribles. C'est grand-chose... Les fauteurs savent plus que des souvenirs et des précisions élémentaires, ils ont des secrets dans l'âme... »

Il a toujours semblé que les tueurs d'un génocide, trop dépassés par l'énormité de leurs actes, ne pouvaient que mentir ou se taire. Dans un pénitencier près de Nyamata, une bourgade rwandaise, l'auteur a rencontré un groupe de tueurs. Des copains, sans contact avec le monde extérieur et déjà condamnés. Au fil de mois de discussions, ils ont montré l'envie de raconter ce « brouhaha» de l'extermination, de dire précisément l'indicible. Pour renouer avec nous? Renouer avec les braves cultivateurs ou instituteurs qu'ils avaient été? Au plus près du mal absolu, le génocide, qu'il soit juif, gitan ou tutsi, leurs récits et les réflexions de l'auteur apportent autant de questions que de réponses.

Jean Hatzfeld a écrit Dans le nu de la vie, récits des marais rwandais.

 

 

 

 

Le prix Renaudot 2003

Les Âmes grises de Jean Hatzfeld


Le Prix Renaudot 2003

Les Âmes grises
de Jean Hatzfeld

Présentation de l'éditeur
" Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé
- C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil
- La paix mon os ! lui lança son collègue, qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette.

Quatrième de couverture
« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé. - C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grossies. - La paix mon os ! lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. » Philippe Claudel, écrivain et scénariste, est né en 1962. Il est notamment l'auteur de J'abandonne, Balland (Prix France télévision 2000), du Bruit des trousseaux, Stock, 2002, et des Petites mécaniques, Mercure de France (Bourse Goncourt de la nouvelle 2003).

L'auteur vu par l'éditeur
Philippe Claudel, écrivain et scénariste, est né en 1962. Il est notamment l'auteur de J'abandonne, Balland (Prix France télévision 2000), du Bruit des trousseaux, Stock, 2002, et des Petites mécaniques, Mercure de France (Bourse Goncourt de la nouvelle 2003).

 

 

 

Le Prix Médicis 2003

Quatre soldats de Hubert Mingarelli

 


Le Prix Médicis 2003

Quatre soldats
de Hubert Mingarelli

Présentation de l'éditeur
Voici une longue nouvelle comme aurait pu en rêver Hemingway, où les circonstances comptent moins que le désarroi moral, les tâtonnements, les dialogues de ces quatre soldats en perdition issus de l’Armée Rouge, qui sortent d’une forêt où ils viennent de passer un hiver terrible. Il y a la beauté des scènes muettes : razzias dans les villages, baignades dans un étang, bataille. Il y a ce gamin, enrôlé volontaire, dont la présence irradie les quatre hommes car il est le seul à savoir écrire. Mais « le ciel est sans fin » et rien ne sera sauvé.

Quatrième de couverture
Voici une longue nouvelle comme aurait pu en rêver Hemingway, où les circonstances comptent moins que le désarroi moral, les tâtonnements, les dialogues de ces quatre soldats en perdition, issus de l'Armée rouge, qui sortent d'une forêt où ils viennent de passer un hiver terrible, pendant l'année 1919. Il y a la beauté des scènes muettes : réquisitions dans les villages, baignades dans un étang, embuscade. Il y a ce gamin, enrôlé volontaire, dont la présence irradie les quatre hommes car il est, semble-t-il, le seul à savoir écrire. Mais "le ciel est sans fin" et rien ne sera sauvé.

L'auteur vu par l'éditeur
Hubert Mingarelli vit dans un hameau de montagne en Isère. Il a publié notamment, au Seuil, Le Jour de la cavalerie (1995), Une rivière verte et silencieuse (1999), La Dernière Neige (2000) et La Beauté des loutres (2002).


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