un mélange d'éditeurs que certains jurés de concours m'avaient conseillés et surtout d'autres dont j'aimais bien les auteurs. Un mélange de gros, de moyens et de petits.

C'étaient presque tous des éditeurs qui publiaient des nouvelles. J'ai envoyé ou déposé le tout en trois vagues, à une semaine d'intervalle. Je sais que Gérard Klein, dans ses excellents Conseils aux jeunes auteurs, recommande de contacter un éditeur à la fois mais cela me paraît irréaliste. On perd ainsi des mois, peut-être des années et l'attente est très éprouvante ! Son idée selon laquelle " les lecteurs se parlent " me laisse sceptique. J'ai vu, de mes yeux vu, le déversement du sac postal du jour chez Grasset : à l'œil, entre 50 et 100 manuscrits sur le sol. Vont-ils se parler des 100 manuscrits ? Et même s'ils s'en parlent, c'est qu'ils l'ont lu : le plus dur est fait. D'ailleurs, où serait le mal ?

 

Conseiller littéraire : Avez-vous reçu des réponses négatives et, dans cette éventualité, des raisons à ces refus ? Quels ont été les délais ?
Georges Flippo : Des réponses négatives, bien sûr ! Sur la grosse vingtaine d'envois, je n'ai reçu que quatre réponses plutôt positives, et encore !
- un grand éditeur qui était positif (la note jointe de la lectrice prouvait que le recueil avait été lu très attentivement) mais me demandait de retravailler la compilation qu'il trouvait trop disparate,

L'Etage de Dieu Georges Flipo
Paru en 2007

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