La 25e heure, 8 et 9 octobre 2011 (5)

 

« Miroir, mon beau miroir… », petite phrase qui a bercé nos enfances. Mais les miroirs sont-ils beaux ? À force de réfléchir le monde et ses turpitudes, n’ont-ils pas développé des réflexions particulières ? N’ont-ils pas, témoins muets de nos intimités, appris à voir ce que nous cherchons à cacher ?

Emmanuelle Urien a développé au fil du temps une écriture précise, incisive, sauvage parfois. Son talent, que ses lecteurs connaissent, a été reconnu en particulier lors de la sortie en 2007 de La Collecte des monstres chez Gallimard. On retrouve dans les douze nouvelles de Tous nos petits morceaux cet univers particulier, à la fois normal et étrange, ou la part d’humanité de chacun des personnages est décrite, parfois mise à mal, par ces objets inertes que sont les miroirs. Dans Tous nos petits morceaux Emmanuelle Urien donne la parole à ces objets du quotidien. Miroirs de poche ou grande psyché, chacun a une histoire à nous raconter, un aspect de nous-même que ces témoins silencieux reflètent à l’envie.

 

Emmanuelle Urien trempe sa plume dans une encre noire et brutale, teintée d'humour. Une écriture qui est à l'opposé de ce qu'elle dégage: voix douce, plutôt timide, calme et prévenante. L'écrivain toulousaine présente Tous nos petits morceaux, un recueil de nouvelles où elle se met à la place des miroirs pour scruter nos petits drames du quotidien. C'est décapant ! Sophie Vigroux, in La Dépêche du Midi, septembre 2011

Le Crochet à nuages Marko et Bêka

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