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Les 20 règles de S. S. Van Dine, Sorte de code-manifeste, ce livre marque en 1928 le triomphe de la formule stéréotypée du roman à énigme. Réduisant ses personnages -privés de toute épaisseur psychologique- à de simples pions, il fait du roman policier un jeu comparable selon lui " à des mots croisés ", une froide et rigide combinaison de mécanismes. Pseudonyme de Willard H Wright, Américain issu d'une grande famille : étudiant en Europe, esthète brillant qui écrivit Ce que pensait Nietzsche (1914), Les grands romans français (1918) ou L'avenir de la peinture (1931). Succès et notoriété mondaine à New York. Une attaque de tuberculose suivie de deux ans de sanatorium donne comme résultat un auteur de romans policiers dont le protagoniste, Philo Vance, est un auto-portrait. Ce détective cultivé et raffiné va parcourir onze " murder case " (c'est le titre répété de tous les romans : The canary murder case, The bishop murder case, etc.), compliqués à l'excès et analysés en détails selon une méthode qui est la charte la plus exigeante du roman policier classique : Les vingt règles du roman policier proclamées en 1928. Quoique dépassés, ces romans gardent un certain intérêt et constituent pour le lecteur une joute intellectuelle de classe. |
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