de Jean-Christophe GRANGÉ
1998 - vendu à plus de 500 000 exemplaires, traduit en vingt langues
Si vous avez uniquement vu le film de Mathieu Kassovitz et que vous l'avez aimé, précipitez-vous sur ce roman, une merveille ! L'adaptation au cinéma, bien que très bonne, n'atteint pas le niveau excellent du texte d'une extraordinaire intensité. Analyse psychologique très fine des personnages, écriture ciselée, un diamant.
Mais rendez-vous compte par vous-même en feuilletant ce livre...
" Les types approchaient. Flic ou pas flic, Karim était avant tout arabe. Et que valait la peau d'un Arabe dans un hangar bourré de tels enfoirés ? Et même aux yeux d'un Crozier et des autres policiers ? Le jeune lieutenant frémit. Un dixième de seconde il sentit l'univers faillir sous ses pas. Il eut le sentiment d'avoir contre lui toute une ville, un pays, le monde peut-être. "
" Niémans renversa sa chaise, s'adossant contre le mur Il croisa ses mains derrière la nuque et réfléchit à ses propres sentences : " Chaque élément d'une enquête est un miroir. Et le tueur se cache dans l'un des angles morts. " Il ne parvenait pas à sôter de l'esprit cette certitude : Caillois n'avait pas été choisi par hasard. "
" Le médecin
ricana.
- La folie est fugace, commissaire. Elle sait souvent se cacher aux yeux
des autres, se glisser sous une apparence anodine. Vous devez savoir ça
mieux que moi. "
" Il songeait au visage. Le visage de l'enfant. Parfois, il imaginait une sorte de monstre. Un figure parfaitement lisse, sans nez ni pommettes, percée de deux globes blancs et luisants. D'autres fois, il envisageait au contraire un gosse ordinaire, aux traits doux, effacés, anondins. Un enfant si ordinaire qu'il se perdait dans toutes les mémoires. D'autres fois encore, Karim voyait des traits impossibles. Des trait ondulants, instables, qui reflétaient la face de celui qui les regardait. Des traits scintillants qui renvoyaient l'image de chaque visage, trahissant le secret des âmes sous l'hypocrisie des sourires. Le flic frissonnait. Il était définitivement tenaillé par cette certitude : la clé de la vérité, c'était ce visage. Exclusivement. Irréversiblement. "
Quel en est le sujet ?
Un thriller aux enjeux
scientifiques, mené de main de maître par deux policiers pas comme
les autres qui enquêtent sur des cadavres aux mutilations impressionnantes...
L'action se passe en grande partie à Guernon, petite ville près
de Grenoble qui vit de son campus universitaire, ses étudiants et ses
professeurs de haut niveau, Pierre Niémans, superflic à la carrière
prestigieuse, un peu trop brutal parfois, est mis sur l'affaire criminelle,
des cadabres énucléés, en position ftale, encastrés
à flanc de montagne ou bien au fond de glaciers. Et tandis qu'il tente
de jouer de vitesse avec un tueur sans doute psychopathe, Karim, jeune inspecteur
au look rasta, essaie d'élucider dans le Lot une affaire de profanation
de sépulture : un jeune garçon de 12 ans, dont toute
les preuves d'identité ont été soigneusement gommées,
mais qui est originaire de Guernon. Quand Niémans et Karim se retrouvent,
l'enquête policière ne s'inquiète pas de légalité :
efficacité et violence pour contrer un projet fou, celui d'une humanité
clonée...
Qu'en dit la critique ?
" Le jeu
de mots est facile, mais s'impose très vite. Les Rivières
pourpres, second livre d'un jeune écrivain et scénariste
français, Jean-Christophe Grangé, est un roman en crue. Débordant,
généreux, impressionnant de vigueur et d'efficacité. Un
de ces livres qui vous entraînent dès la première page,
vous bousculent, vous chavirent, vous engloutissent. Un thriller impeccable,
tendu à l'extême sur un fil incandescent, aux limites permanentes
de la surchauffe et de la rupture.
Jeux de reflets et de miroirs, cadavres aveugles, enfants fantômes, vampires
new-look, férus de génétique... Jean-Christophe Grangé
mêle tous ces éléments dans la véhémence d'un
récit en perpétuelle ébullition. Et compose une fascinante
histoire servie par une imaginatiion fiévreuse et l'ardeur d'une écirture
inspirée, fortement imagée, emportée par de brusques flambées
d'adrénalise. Une énergie relayée par la puissance sauvage
des décors de haute montagne et la fureur des personnages, flics, victimes
ou psychopathes, tous possédés d'une hargne, d'une violence, d'une
colère inextinguibles. Le roman débouché aisni, dans l'exaspération
croissante des situations, sur la folie et la brutalité d'un monde en
phase terminale.
Un impressionnant feu d'artifice. "
Michel ABESCAT, le Monde
" Une histoire
d'ogres sous influence, celle de James Ellroy et Thomas Harris.
"
Le Nouvel Observateur
" On a souvent
dit que le thriller était la chasse gardée des Anglo-Saxons. Avec
Les Rivières pourpres, Grangé vient de pouver qu'un
auteur français était non seulement capable de prendre place sur
leur terrain favori mais également d'être, sans rien leur devoir,
un de leurs vrais rivaux. "
Le Magazine littéraire
" Un polar
plein de bruits sourds et de fureurs cachées, plein de flous et de dérives.
Un régal pour l'esprit de géométrie et les amateurs d'épures
complexes. Le meilleur thriller depuis Le Silence des Agneaux
est l'oeuvre d'un français : Jean-Christophe Grangé. "
Le Figaro
" Une belle
mécanique à suspense et à l'écriture efficace et
précise. "
Marianne
" Suspense
machiavélique, Les Rivières pourpres jouent sur tous les registres
de la peur, de la plus primitive à la plus sophistiquée, multiplient
les mystères les plus sournois et campent deux mémorables personnages
de flics impitoyables. Un thriller à faire froid dans le dos. "
Madame Figaro
En bref : Les Rivières Pourpres a reçu le Prix RTL-Lire 19998. Jean-Christophe GRANGÉ serait l'auteur préféré de l'une des grandes reines du crime, Patricia CORNWELL !
Les Rivières pourpres, le film
avec Jean Reno, Vincent Cassel,
Nadia Fares - adaptation et dialogues : J.C. Grangé et Mathieu Kassovitz.
Conseil :
voyez-le d'abord et lisez le livre ensuite !
Pour en savoir plus...
sur LES RIVIÈRES POURPRES : un site incontournable à visiter avant et après lecture !
et sur tous les romans de Jean-Christophe GRANGÉ : le SITE DE L'AUTEUR
Autres romans de Jean-Christophe GRANGÉ
LE VOL DES CIGOGNES
1994
Son premier roman, à l'intrigue déjà très bien ficelée et aux idées originales qu'on se demande où il va chercher !
Petite mise en bouche...
" J'avais toujours été un farouche ennemi des idées reçues, des lieux communs. J'ignorais que le monde est souvent plus évident qu'on ne pense, et que ses vérités, pour être banales, n'en sont pas moins transparentes et vives. Curieusement, j'en éprouvai un tressaillement, un frissonnement de joie profonde. À treize heures, je repris la route. "
" C'était une icône en marche. Très grand, massif, il se tenait comme un ours, voûté, les pieds en dedans et les bras ballants. Une véritable montagne, surmontée d'une tête de patriarche orthodoxe, à longue barbe et nez royal. Les yeux, à eux seuls, étaient un poème : verts, légers, ourlés d'ombre, comme flambés par quelque vieille croyance balkanique. Et puis, telle une mitre, il y avait le crâne : totalement chauve dressé vers le ciel, comme une prière. "
" La matinée fila comme un feu de brousse. "
Le sujet
Chaque année,
elles repartent pour leur fabuleuse migration jusqu'en Afrique.
Cette année-là, elles ne sont pas revenues. Cadavres mutilés,
tueurs surgis du néant... Le jeu de piste qui aurait dû conduire
Louis Antioche sur les traces des cigognes disparues tourne vite au jeu de massacre.
Des camps tsiganes bulgares à l'enfer vert de Centrafique en passant
par les kibboutz chauffés à blanc des territoires occupés,
sa course-poursuite l'entraîne à Calcutta. Au coeur des ténèbres.
Un thriller vertigineux, un voyage au
bout de la peur, un premier roman haute tension. Jean-Christophe GRANGÉ,
grand reporter dont les " sujets " ont passionné
toute la presse internationale, s'impose d'emblée comme un véritable
romancier. "
Albin Michel
La critique
" La France
tient enfin son Stephen king Rythme haletant, intrigue prenante. Des scènes
de violence hyperréaliste. Jean-Chrisophe Grangé affiche une incroyable
virtuosité. "
VSD
" Extrêmement
original, une imagination débordante. "
Evening Standard
" Une écriture
magnifique, une intrigue habile, aussi dérangeante dans ses implications
qu'elle est frappante dans son déroulement Un " Coeur des ténèbres
" de l'ère des médias. "
Scotsman
" Avec ce
premier roman haute tension, Jean-Christophe Grangé nous propose un véritable
voyage au bout de la peur et s'impose d'emblée comme une plume d'aujourd'hui.
"
Le Figaro Magazine
" Un thriller
de première classe. "
Guardian
LE CONCILE DE PIERRE
2002
Le sujet
Un enfant venu du bout du monde dont le passémystérieux resurgit peu à peu. Des tueurs implcables lancés à sa poursuite. Une femme prête à tout pour le sauver. même au prix le plus fort. Un voyage hallucinant jusqu'au coeur de la taïga mongole. L où règne la loi du Concile de pierre : celle du combat originel, quand l'homme, l'animal et l'esprit ne font plus qu'un. Tous prêts à l'apocalypse.
La critique
" Avec ses deux
premiers romans, Jean-Christophe Grangé avait déjà stupéfié
jusqu'aux plus grands maîtres américains (450 000 exemplaires
vendus en France, 20 traductions dans le monde entier) et provoqué
l'enthousiasme des cinéastes : productions internationales et budgets
records pour les adaptations des Rivières Pourpres et du
Vol des cigognes. Le Concile de pierre va encore
plus loin. Il "explose" littéralement les limites du thriller
traditionnel. "
LGF
" Soixante-douze
chapitres et un rebondissement par chapitre."
Philippe DUVAL, Le Parisien
L'EMPIRE DES LOUPS
2003
Et si nous lisions le premier chapitre ?
- Rouge.
Anna Heymes se sentait de plus en plus mal à l'aise. L'expérience
ne présentait aucun danger mais l'idée qu'on puisse lire à
cet instant dans son cerveau la troublait en profondeur.
- Bleu.
Elle était allongée sur une table en inox, au centre d'une alle
plongée dans la pénombren, sa tête insérée
dans l'orifice central d'une machine blanche et circulaire. Juste au-dessus
de son visage, était fixé un miroir incliné, sur lequel
étaient projetés des petits carrés. Elle devait simplement
reconnaître à voix haute les couleurs qui apparaissaient.
- Jaune.
Une perfusion s'écoulait lentement dans son bras gauche. Le Dr Eric Ackermann
lui avait brièvement expliqué qu'il s'agissait d'un traceur dilué,
permettant de localiser les afflux de sang dans son cerveau.
D'autres couleurs défilèrent. Vert. Orange. Rose... Puis le miroir
s'éteignit.
Anna demeurait immobile, les bras le long du corps, comme dan un sarcophage.
Elle distinguait, à quelques mètres sur sa gauche, la clarté
vague, aquatique, de la cabine vitrée où se tenaient Eric Ackermann
et Laurent, son mari. Elle imaginait les deux hommes face aux écrans
d'observation, scrutant l'activité de ses neurones. Elle se sentait épiée,
pillée, comme violée dans son intimité la plus secrète.
La voix d'Ackermann retentit dans l'écouteur fixé à son
oreille :
- Très bien, Anna. Maintenant, les carrés vont s'animer. Tu décriras
simplement leurs mouvements. En utilisant un seul mot chaque fois : droite,
gauche, haut, bas...
Les figures géométriques se déplacèrent aussitôt,
formant une mosaïque bigarrée, fluide et souple comme un banc de
poissons minuscules. Elle prononça dans le micro relié à
son oreillette :
- Droite.
Les carrés remontèrent vers le bord supérieur du cadre.
- Haut.
L'exercice dura plusieurs minutes. Elle parlait d'une voix lente, monocorde,
se sentant gagnée par la torpeur ; la chaleur du miroir renforçait
encore son engourdissement. Elle n'allait pas tarder à sombrer dans le
sommeil.
- Parfait, dit Ackermann. Je vais te soumettre cette fois une histoire,
racontée de plusieurs manières. Tu écoutes chacune des
versions très attentivement.
- Qu'est-ce que je dois dire ?
- Pas un mot. Tu te contentes d'écouter.
Je
télécharge le Chapitre UN dans son intégralité en
format pdf !
Le sujet
Pourquoi la mémoire
d'Anna part-elle en lambeaux ? Pourquoi est-elle hantée par ces visages
qui se délitent ? Crimes rituels ou punitions abominables ? Qui
est le meurtrier de ces jeunes Turques retrouvées atrocement mutilées
dan le Xe arrondissement de Paris ?
Jean-Christophe Grangé nous entraîne dans un maelström de
violence et d'horreur, un long cauchemar sanglant sour l'emprise de l'organisation
criminelle la plus redoutable et la plus secrète qu'ils soit : les
loups gris.
La critique
" On ne vous aura rien dit sur l'Empire des loups si on ne vous a pas mis en garde contre la peur qui va s'emparer de vous à plusieurs reprises, si on ne vous a pas prévenues des incroyables embardées que recèle ce livre toujours surprenant... Le sang, la mort, la peur, pour ne pas dire la terreur, font ici un cocktail détonnant.
Conseil : groupez vos achats sur Amazon, les frais de ports sont gratuits à partir de 20 euros d'achats.
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